Uwe Boll est un réalisateur allemand exilé aux Etats-Unis (y en a eu un autre visiblement, un certain Fritz Lang…). Connu pour ses films qui ne coûtent pas cher (mais qui rapporte plus) ; au pays du billet vert, il est forcément apprécié. Spécialiste de l’adaptation vidéoludique : House of the dead (2003), Alone in the dark (2005), BloodRayne (2005), Far Cry (2008)… Il est considéré comme un improbable croisement entre Ed Wood et Quentin Tarantino.
Postal est un jeu improbable sorti de l’esprit torturé des membres de l’équipe «Running With Scissors». Vince Desi, un des créateurs, en parle en ces mots élogieux : Ce jeu n’est violent que si vous l’êtes. D’aucuns répondraient c’est pas faux… et c’est bien vrai. Dans Postal 2 toutes vos missions sont du style :
Récupérer votre dernier salaire (auprès de la société Running With Scissors qui vous a virée)
Acheter du lait au supermarché (le seul ouvert à des kilomètres à la ronde, d’où une queue fabuleuse, j’ai jamais eu la patience d’attendre…)
Nourrir le chien du voisin (qui est un monstre plein de dents, le chien aussi)
Poser des fleurs sur la tombe de votre père (qui vous battait quand vous étiez petit, il était alcoolique, vous aussi)
Allez vous confesser (l’église est une place forte assiégée par toutes sortes d’extrêmistes)
Récupérer un autographe de Gary Coleman (le Arnold de Arnold et Willy)…
Pour chaque mission, trois choix s’offrent à vous :
Rester neutre, et faire ce qu’on vous dit (c’est possible, sisi, il est réellement possible de faire tout le jeu sans tuer personne !)
Vous associer à un des camps qui se dévoilera dans chacune des missions : les développeurs de jeux vidéos, les prêtres mafiosi, les fans de Gary Coleman, les bibliothécaires, …
Ou à l’autre : le comité anti-jeu vidéo armé (le comité, pas les jeux), un groupuscule islamiste dirigé par un certain Osama, les tueurs à la solde d’un politicien qui hait Gary Coleman, les anti-littératures qui veulent autodafer la bibliothécaire…
Au-delà, Postal 2 est un FPS comme les autres, sorti en 2003, profitant du moteur de Quake. Vous pourrez y utiliser des armes classiques (uzi, shotgun), d’autres moins classiques (pelles, biscuits pour chien, donuts à flic, chat…). Vous y vivrez une semaine type du Postal Dude, dans une amérique cynique…
Sur la page Awards de la société éditrice, on s’enorgueillit de :
2007, Gamesradar, The 10 Most Banned Video Games, Postal #1, banned in 13 Countries!
2003, ICE magazine (UK), POSTAL 2 rated #1 Goriest Game of All time
2003, The ESRB rates POSTAL 2 “Intense Violence”, 1st game ever
Enfin tout ça pour dire que s’il y avait une chance sur un million pour qu’un réalisateur ait envie de tirer un film de ce “truc”, Uwe Boll l’a saisie. Cela donne un film presque nul, cynique et dérangeant, mais sûrement drôle. Pour la petite histoire, il cherche toujours un distributeur européen…
Allez, je vous laisse le trailer avant d’aller chercher mon indemnité
2 Commentaire(s)
Maintenant, j’ai bien envie de tester le jeu!
[...] Boll, celui-l
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